Revue sophrologie

 

   Articles parus dans la revue

La gestion de la douleur

La douleur n'épargne personne. Un Français sur deux vit même actuellement avec une douleur aiguë ou chronique, si l'on en croit le résultat du sondage réalisé par CSA pour le laboratoire Sanofi à l'occasion de la journée mondiale de la douleur. Sur les douze derniers mois, ce sont plus de neuf personnes sur dix qui affirment avoir ressenti des douleurs. Sans grande surprise, la majorité des plaintes concerne le mal de dos et le mal de tête.

                La gestion de la douleur est un motif récurrent de consultation en sophrologie. La douleur peut s’immiscer partout, des céphalées aux lombalgies comme on vient de le voir, en passant par les douleurs rhumatismales, l’arthrose, les douleurs chroniques, la fibromyalgie mais aussi les douleurs dues à des actes chirurgicaux per et post opératoires, sans oublier toute la palette des douleurs féminines et gynécologiques dont celles de l’accouchement.

                On estime aujourd’hui qu’en France, environ 12 millions de personnes souffrent de douleurs chroniques et 2,6 millions de personnes souffrent de douleurs neuropathiques. Selon une enquête de 2007, les personnes souffrant de douleur se sentent isolées, désespérées et ont l'impression d'être un fardeau pour leur famille, leurs amis et leurs collègues ; une personne sur cinq ayant perdu son emploi et la même proportion souffre de dépression à cause de la douleur.

                Il était grand temps que la prise en charge de la douleur devienne une priorité dans les établissements de santé et c’est chose faite depuis 2004 puisque la lutte contre la douleur est devenue une priorité de santé publique inscrite dans le code de la Santé publique : « toute personne a le droit de recevoir des soins visant à soulager sa douleur. Celle-ci doit être en toute circonstance prévenue, évaluée, prise en compte et traitée » (article L1110-5). Malgré ces efforts, il apparaît aujourd’hui qu’un tiers des patients souffrant de douleur chronique ne soit pas traité correctement et il ressort également un sentiment que leur médecin ne sait pas comment maîtriser efficacement leur douleur et que leur traitement ne leur permette pas de les soulager tout au long de la journée.

                La sophrologie peut venir en soutien aux patients douloureux et au delà des protocoles que nous connaissons et reverrons, nous aborderons lors de cette intervention, d’autres outils particulièrement efficaces pour aider à gérer les sensations douloureuses. Ainsi, nous parlerons  d’hypnose et de méditation de pleine conscience. Connaître différentes techniques et pouvoir proposer plusieurs approches à nos patients semblent judicieux lorsque l’on sait que même si la douleur a des composantes physiologiques objectives, elle reste unique et ressentie de façon subjective.

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Hypnose et sophrologie

Auteur : Laura JAUVERT, Sophrologue

Si je vous parle d'un « état physiologique bien particulier du cerveau : ni un état de vigilance, ni un état de sommeil avec perte de conscience » ou d'un « état psychique particulier susceptible d'être provoqué et qui augmente, à des degrés divers, la suggestibilité». Vous aurez reconnu l'état sophro-liminal et vous avez bien raison. Bravo ! Sauf que ces deux définitions sont en réalités celles de Pavlov et Bernheim pour caractériser...  l'état de transe hypnotique.

Souvent opposées l'une à l'autre la sophrologie et l'hypnose ont pourtant beaucoup en commun. En effet, ces deux approches profitent d'un état de conscience modifié par une relaxation ou une induction pour proposer des visualisations ou des protocoles de changements.

Évidement qu'il y a des différences dans les techniques utilisés, dans le fait surtout qu'en sophrologie nous nous adressons au conscient alors qu'en hypnose le but du jeu est de le mettre de côté pour parler directement à l'inconscient. Nous pourrions discuter des semaines entières sur les ressemblances et les différences de ces deux méthodes mais il est, à mon sens, beaucoup plus intéressant de voir ce que chacune peut apporter à l'autre !

J'ai eu la chance de me former à la sophrologie avec Thierry et Malvina puis à l'Hypnose Ericksonienne avec l'école parisienne de l'Arche. Si au début de ma pratique je ne voyais pas vraiment comment concilier ces deux outils, j'ai compris rapidement qu'il était intéressant de voir qu'elles étaient complémentaires.

Par exemple, la relaxation et la respiration qui sont des outils chers à la sophrologie sont présentés comme à éviter en hypnose car rendraient le patient trop passif. Je ne suis absolument pas d'accord avec cette approche-là et au contraire, parfois, apprendre à quelqu'un à relâcher la pression et à apaiser sa respiration peut suffire à faire des miracles.

La base comme dirait Thierry !

A l'inverse, le concept de suggestion de l'hypnose est très intéressant à utiliser en sophrologie. En effet, si nous partons du principe que toute communication est faite de suggestion, n'est-il pas intéressant de savoir repérer les suggestions négatives et ne proposer que des suggestions positives au patient ?

Je souhaiterai au cours de cette conférencevous faire part des éléments de l'hypnose qui aujourd'hui enrichissent ma pratique quotidienne de la sophrologie.

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Fibromyalgie et Sophrologie

Auteur : Valérie Giacometti, Sophrologue

Quelle place accorder à la sophrologie dans l’approche thérapeutique de la fibromyalgie ?


Combien de malades, victimes du syndrome de fibromyalgie (puisqu’en France parler de cette pathologie en tant que maladie est un « gros mot ») souffrent en silence, d’un silence qui tue, puisqu’une partie du corps médical est dans le déni d’une reconnaissance de cette maladie, oui je dis bien MALADIE, en raison d’une méconnaissance totale ou partielle de celle-ci car on n’en connaît pas la cause.

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Poids Emoi

Auteur : Christine JOANNES, sophrologue

ETRE EN SURPOIDS C’EST SOUFFRIR

Les kilos sont souvent  une histoire de souffrance : que l’on ait 3, 10 ou 20 kilos de trop ou plus… la souffrance éprouvée n’est pas proportionnelle, et tout kilo superflu peut engendrer un mal-être…. En effet, 83 % des femmes entre 18 et 65 ans se trouvent trop grosses ; 33 % des hommes seulement !

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