Fibromyalgie et Sophrologie

Auteur : Valérie Giacometti, Sophrologue

Quelle place accorder à la sophrologie dans l’approche thérapeutique de la fibromyalgie ?


Combien de malades, victimes du syndrome de fibromyalgie (puisqu’en France parler de cette pathologie en tant que maladie est un « gros mot ») souffrent en silence, d’un silence qui tue, puisqu’une partie du corps médical est dans le déni d’une reconnaissance de cette maladie, oui je dis bien MALADIE, en raison d’une méconnaissance totale ou partielle de celle-ci car on n’en connaît pas la cause.

Combien de fois, les malades n’ont-ils pas entendu dire de leurs médecins traitants ou de spécialistes : « Mais vous n’avez rien d’organique, c’est dans votre tête » (sous-entendu, allez donc vous faire soigner la tête), « Vous êtes déprimé », « Ah oui, c’est une maladie fourre-tout », « La fibromyalgie n’est pas une maladie », « C’est psychosomatique », « Vos examens ne révèlent rien, aucune anomalie, un peu de repos et tout rentrera dans l’ordre »... Quand on entend cela, on a tout dit et tout compris. Et combien de phrases de cet acabit, comme cela toutes faites, les malades atteints de fibromyalgie ont-ils entendu à de nombreuses reprises. Mais la plus belle perle, n’est-elle pas celle où s’adressant au malade, le médecin lance d’un ton sûr et prégnant : « Ah, la fibromyalgie, c’est une dépression ».


Quelle ignorance ! Quel dédain pour les malades ! Il est vrai comme le souligne fort justement le Collège des médecins du Québec que « l’approche diagnostique repose sur l’habileté clinique du médecin". Raison gardée, ne faisons pas de procès d’intention dans la mesure où une autre partie du corps médical averti, fort heureusement bien mieux éclairée, reconnaît cette pathologie comme une maladie à part entière. Quel soulagement, pour nous pauvres malades atteints de fibromyalgie car nous nous sentons bien seuls en générale face à cette partie de la communauté médicale sceptique, face aussi aux errements des caisses maladies et de divers autres organismes qui vous traitent différemment dans la prise en charge médicale et les remboursements des frais et traitements médicaux ; et ce en fonction de l’endroit géographique où vous vous trouvez en France. Cela varie d’un département à un autre, d’une région à une autre. Quelles disparités de traitement ! Ce constat est pourtant à l’heure actuelle une triste réalité.


Que reste-t-il alors aux malades ? Face à ce désert et dans cette errance, vers qui peuvent-ils se tourner pour les aider à surmonter leurs blessures morales (d’être déconsidérés et non reconnus en tant que malades à part entière) et leurs souffrances physiques (le niveau de perception de la douleur est au moins équivalent à celle observée dans la polyarthrite rhumatoïde ou les spondylarthrites). Les Centres d’Evaluation et de Traitement de la Douleur (C.E.T.D.) sont tout particulièrement à la pointe dans la prise en charge spécifique de cette pathologie. Ils méritent d’être applaudis des deux mains. La large palette des soins offerts (sophrologie, hypnose, psychothérapie, psychiatrie, acupuncture, kinésithérapie, gymnastique, musicothérapie, ateliers d’écriture, groupes de paroles...), quant à leur diversité et leur nombre, est indéniablement c’est vrai, un atout pour ceux des patients pris en charge par ces centres. Mais cette prise en charge ne dure qu’un temps. Les malades sont ensuite relâchés dans la nature (faute de personnels, faute de temps, faute de moyens...) et ils se retrouvent seuls une nouvelle fois face à leur désarroi, leur appel au secours. La solitude les assaille dans le carcan de leur maladie. C’est un cri d’alarme que je lance ici. Le fibromyalgique est bien seul, noyé dans un sentiment cumulé, d’abandon et d’incompréhension.


Sur cet échiquier de prise en charge, les professionnels dits des thérapies brèves et complémentaires ou alternatives ont alors toute leur place. Ils ont un rôle considérable à jouer et j’en viens alors dans mes propos à vous parler des sophrologues. J’en parle en connaissance de cause puisque que je peux dire que la sophrologie m’a sauvée. En effet, moi-même atteinte d’une fibromyalgie, souvent j’aime à dire qu’elle a été ma porte de sortie de la maladie et ma porte d’entrée vers une nouvelle vie.
Si le désert médical m’a un temps laissé à l’abandon (avant qu’un diagnostic ne soit posé), la sophrologie a tout le temps été à mes côtés du jour où je l’ai rencontrée. Souvent je parle de cette très belle rencontre avec cette grande dame car elle ne m’a jamais laissée tomber. A de nombreuses reprises, elle m’a sortie de situations complexes et m’a permis de remonter à chaque fois à la surface lorsque j’ai touché le fond. Au bout de ma désespérance, j’ai atteint l’espérance grâce à la sophrologie.
C’est pourquoi, tout au long de ces articles successifs (Parties 1, 2, 3 et 4), témoignage de mon vécu, de ma propre expérience, je vais vous démontrer l’importance de la sophrologie comme thérapie alternative d’appui (et non pas seulement comme technique ou outil complémentaire) à l’approche thérapeutique de cette maladie réellement invalidante et multifactorielle qu’est la fibromyalgie.

La fibromyalgie, c’est quoi ? (Partie 1)

Une maladie orpheline, « un syndrome de vie »...

Avant toute digression sur cette question, il convient précisément de faire le point sur ce « syndrome de vie ».

J’ai assisté en novembre 2012, à l’occasion de l’Assemblée Générale de l’Association des Fibromyalgiques d’Auvergne (AFAU), à un exposé pointu, très intéressant et extrêmement pertinent de Guy Barnoin (excellent kinésithérapeute), qui fort de son expérience passée durant 15 années auprès de malades atteints de cette pathologie, a dressé le « profil général » d’un patient souffrant de fibromyalgie, profil général auquel j’adhère parfaitement, tant son approche psychologique, sociale, médicale et paramédicale (bien que cette idée de « profil général » ne soit pas partagé par une frange du corps médical s’intéressant à cette pathologie) est judicieuse. Mais comme vous le savez, il faut de tout pour faire un monde. D’ailleurs, certains affirment qu’il n’existe pas de profil psychologique particulier ; mais par contre, qu’il y a une même matrice.

Selon Guy Barnoin, d’une telle clairvoyance et emprunt d’un tel pragmatisme, « le fybromyalgique est sans nuldoute l’employé modèle qu’un patron aurait rêvé d’avoir dans son staff avant la fibromyalgie ». Je souscris totalement à cette affirmation. Très dévoué, consciencieux, bourreau de travail, donnant toujours plus que ce qui lui est demandé, d’une honnêteté implacable, doté d’un altruisme débordant (tourné vers la famille, le travail... sauf vers lui), il a également en lui « une certaine rigidité de fonctionnement » car il a besoin d’avoir des repères. Caractérisé aussi par une « hyperactivité physique et mentale », le fibromyalgique, face aux évènements traumatiques anciens et récents, s’est construit une armure qui lui permet de croire qu’il est protégé. Il s’est muni d’une « vraie protection », tel un chevalier. Malheureusement, le seul problème, c’est qu’il garde cette armure tout le temps et que la carapace qu’il s’est forgée et qu’il a mis en place va faire qu’il va s’oublier par rapport aux autres et au final s’oublier lui-même. « Il s’oublie lui-même », à cause de souffrances de vie liées à des évènements douloureux, essentiellement de la petite enfance et de l’adolescence ou pouvant être aussi rattachés à un passé plus récent. Face à cela, il a trouvé un subterfuge pour ne pas ou ne plus souffrir, se protéger alors avec cette carapace. Mais il en ressort alors une incapacité à se gérer émotionnellement mais aussi physiquement dans la vie de tous les jours. Et c’est bien là l’un des problèmes. Cette double notion finalement « d’oubli aux autres » et donc « d’oubli à soi-même » est sans contexte éminemment très importante dans lacompréhension des choses. Elle mérite conséquemment une explication toute particulière. « L’oubli aux autres » trouve sa source ou sa résultante dans un certain nombre d’éléments qui peut être rattaché, notamment « soit à la conséquence d’une éducation, soit à une tendance à s’attacher au regard des autres, de l’autre».

Le fibromyalgique a souvent une posture, une attitude, un comportement, du fait de croyances particulières, diverses et multiples (éducatives, culturelles, sociales...), mais aussi de valeurs, de principes et de fondamentaux en lesquels il croit fermement et profondément ; et à partir desquels, il s’est construit et avance dans la vie. Il obéit ainsi donc à des valeurs, à des fondamentaux, à des principes qu’il croit justes et nécessaires dans la conduite de sa vie. Le seul problème, c’est ce que « ces croyances, valeurs,... prennent le pas sur tout », le fibromyalgique s’y pliant sans rechigner. Mais au final, « c’est improductif » dans la mesure où cette attitude de soumission le conduit dans un inconfort total et dangereux pour son intégrité, tant physique que mentale. En effet, il met sasanté en péril, allant toujours jusqu’au bout de ce qu’il entreprend.

Pour Guy Barnoin, « la fibromyalgie est syndrome de vie, plus que les autres pathologies chroniques ». Ce qui expliquerait certainement les tâtonnements et les errances actuels du monde médical et de la recherche. En effet, comment pouvoir expliquer l’inexplicable. En l’état actuel des recherches, selon l’information donnée par le Professeur Blotman du CHRU de Montpelier, (au cours d’une conférence donnée en juillet 2012 au Centre de cure thermale de Lamalou-Les-Bains), il s’agirait vraisemblablement et cela reste à confirmer par d’autres études scientifiques, d’un dysfonctionnement des neurotransmetteurs situés au niveau du système nerveux central, avec en arrière-plan une cause génétique (terrain particulier lié à des gênes qui fabriquent les neurotransmetteurs) et une hypersensibilité des neurones due à des traumatismes physiques, psychologiques... (facteurs favorisant). En tout cas, c’est l’une des explications données, parmi une multitude d’autres théories. Mais à ce jour, le mystère demeure encore et toujours.

Pour information, certains professionnels font une savoureuse et particulière distinction entre

« fibromyalgie primaire » et « fibromyalgie secondaire ». Parfois, la source ou le fait générateur de cette pathologie est clairement identifié. La fibromyalgie serait liée le plus souvent à un évènement primaire émotionnel très fort ou à des micro stress répétés. Dans d’autres cas, cette pathologie pourrait être liée à une maladie primaire (Lyme...) ou rattachée à un évènement traumatique physique primaire (types opération, coup, choc...) dont elle pourrait être la résultante. Mais parfois, on ne sait pas d’où elle vient et à quoi la rattacher concrètement.

Selon l’angle sous lequel on aborde et on explique la fibromyalgie, on peut dire que les avis sont partagés et que la reconnaissance de cesyndrome en tant que maladie à part entière dépendra pour une bonne part de l’avancée des recherches scientifiques à travers la compréhension de sa « substantifique moelle ».

Au-delà de tout cela, si la fibromyalgie est qualifiée d’un « syndrome de vie », et je le répète car cette affirmation me paraît importante, on est également selon Guy Barnoin « en pleindans un syndrome de dysfonctionnement... lié au système neurovégétatif ». Si le corps humain est régi par plusieurs systèmes, les grandes fonctions du corps sont elles, régies par le système neurovégétatif, qui fonctionne tout seul. On ne s’en occupe pas. Par contre, « ce système est soumis et réagit par l’émotionnel (stimuli extérieurs) dans un rapport équivalent à 80 % denotre vie, ce qui a des conséquences sur notre corps ». Mais ces répercutions ne sont pas les mêmes d’un individu à un autre. Certains sont plus impactés que d’autres face aux assauts répétés de l’émotionnel au travers de micros, plus grands, plus forts traumatismes, eux- mêmes répétitifs. Et conséquemment, la capacité à les digérer, à les amortir, à les neutraliser... varie en fonction de la force ou de la fragilité de chacun. Souvent chez le fibromyalgique, on perçoit la sensation (lorsqu’il se confie) que sa vie a basculé à partir d’un certain moment, suite à un traumatisme plus ou moins important mais très prégnant ou suite à une succession de traumatismes divers et multiples. Quelque part, cette répétition leur est fatale un jour ou l’autre, en se manifestant hélas par la fibromyalgie avec son cortège de symptômes. Ainsi, ne parle-t-on pas de « la maladie aux 100 symptômes » !

Dans cette maladie atypique et mystérieuse, qu’aucun examen médical, biologique, radiologique ... ne révèle (si ce n’est les fameux 18 points de douleur reconnus comme critères de la fibromyalgie par le collège américain de rhumatologie en 1990), le corps et le psychisme de lapersonne vont être considérablement impactés, altérés, essentiellement et principalement par trois facteurs qui vont accentuer le ressenti et la pénibilité de cette maladie : la douleur (dérèglement pouvant aller jusqu’à la souffrance), la fatigue (pouvant aller jusqu’à l’épuisement, voire un anéantissement total) et des troubles du sommeil (présents chez 80 à à 90 % des fibromyalgiques). Ces trois facteurs combinés vont même aller jusqu’à précipiter un certain nombre de malades vers la dépression (« une dépression en réaction »).

Une approche plus particulière de cette maladie indique aussi « une dichotomie entre la tête et le corps ». La tête est dissociée du corps. Le problème de cette dissociation est que le mental (l’esprit, le cérébral, la tête) est prépondérant, alors que le corps est esclave, suivant sans broncher. C’est une sorte de zombi, de robot qui obéit aveuglément à l’esprit, jusqu’au jour où ce corps esclave ne voulant plus de cette soumission, se révolte. «Le lustre fini par tomber alors que le fil s’effilochait depuis desannées », selon Guy Barnoin. Finalement, rien de surprenant, à force de tirer sur l’élastique, il finit par lâcher.

Or l’une des caractéristiques et non des moindres du fibromyalgique, c’est qu’il a toujours la sensation de « pouvoir faire ». Il donne sans compter. « Le mieux est l’ennemi du bien », surtout lorsque l’on est dans l’excès. Et « l’enfer est pavé de bonnes intentions ». Mais à fonctionner ainsi, apparaît alors un jour un autre syndrome, celui de « saturation », tellement fort que la personne est obligée de décompresser un jour. Cela se traduit mentalement notamment par un burn-out, une dépression et physiquement par une fibromyalgie. Et là, c’est un tsunami du corps tout entier. C’est le KO.

Par ailleurs, je souhaiterais indiquer un élément très important, c’est que la douleur, la fatigue et l’altération du sommeil sont le lit de la dépression et non pas l’inverse. Il faut en finir avec cette idée répandue dans le corps médical non éclairé que la fibromyalgie serait consécutive à unedépression ou qu’elle est une dépression. C’est faux et archifaux. De nombreux fibromyalgiques, il est vrai, sont effectivement déprimés mais ils tombent après coup dans la dépression de par le caractère insupportable et répétitif de douleurs récurrentes, d’une fatigue chronique et de troubles du sommeil perturbants qui les privent au fil du temps d’une vie sociale, professionnelle et familiale normale, les conduisant peu à peu vers l’isolement et la solitude en bout de course, d’autant que la qualité de vie est également réellement et considérablement altérée. Par ailleurs, le manque cruel et réel d’une reconnaissance effective et efficiente d’une partie du corps médical les plonge dans un profond désarroi accentué par une toute aussi profonde et grande incompréhension des membres-mêmes de leur famille, de leurs amis, de leurs collègues de travail... Ils sont véritablement en souffrance par rapport à cela, d’autant que pour eux c’est une lutte de tous les jours.

Comment prendre en charge une personne atteinte de fibromyalgie ? (Partie 2)

La sophrologie est-elle efficace face à ce « syndrome de vie atypique », à cette maladie ?

Le profil qui vient d’être dressé d’un fybromyalgique (Partie 1) est finalement simple mais tellement complexe dans sa compréhension et sa prise en charge. Comment aider, comment agir et comment aborder cette pathologie pour un professionnel, notamment pour un sophrologue ? C’est ce à quoi, je vais tenter de répondre, par rapport à mon propre vécu de malade et ma propre expérience en tant sophrologue.

Il est évident que répondre à une telle question implique la connaissance de quelques éléments supplémentaires.

Il en est un de fondamental à mes yeux, c’est que le fibromyalgique aspire au plus profond de lui à redevenir la personne qu’elle était avant. Rêve suicidaire car ce serait finalement reproduire les mêmes schémas de fonctionnement qui l’ont conduit dans l’état où il se trouve aujourd’hui. C’est la nostalgie du passé, c’est l’envie de faire comme avant. Et là, il faut être vigilant et c’est dire à lapersonne : « Est-ce que ce fonctionnement passé vous a été utile ? ». « Est-ce que vous avez un intérêt à le reproduire ». Et plus que de lui dire, c’est lui permettre d’en prendre conscience par elle-même. Et cela passe bien entendu, par une acceptation pleine et entière de sa maladie. Elle doit faire en quelque sorte un deuil, celui que rien ne sera plus comme avant, mais pour autant que rien n’est fini pour elle, qu’elle est encore bien vivante, que tout recommence au contraire, qu’une nouvelle vie s’ouvre à elle, pour peu qu’elle en est envie. Dans ce cadre-là, « respirer la vie », « se sentir vivant », « s’autoriser à...», « oser se donner la chance de... », « l’envie de... » sont des formules précieuses à lui auto-suggérer. Comme, « il conviendrait... », « il serait souhaitable »... afin de laisser tomber le « il faut que... », « je dois... ». Toutefois, le « je dois », peut continuer à être utilisé à bon escient par le fibromyalgique dans le cadre d’une indulgence et d’une auto-bienveillance envers sa personne car trop souvent il s’est montré trop sévère envers lui-même.

Travailler sur l’énergie en tant que carburant de vie est également et tout aussi important. Rappelons que le fibromyalgique ressent une grande fatigue que l’on peut qualifier de chronique. Elle est sa compagne de tous les jours. Et cet état de fatigue le mine énormément. Il se sent considérablement diminuétoujours et encore en référence au passé où il pouvait tout entreprendre (puisqu’avant, il était capable de tout faire). Or, à présent, il n’est capable de rien. Il y a donc un grand fossé, un abysse entre hier et aujourd’hui. Et ça, il a du mal à le digérer, à l’accepter car il se sent désormais inutile et un poids pour les autres. La culpabilité l’envahit alors. Mentalement, c’est donc très difficile de voir cette image de soi considérablement diminuée. Le moral en prend donc un coup. C’est pourquoi, une prise en charge psychothérapeutique (par un thérapeute compétent en la matière) dans la gestion de la fatigue, est essentielle. A noter que certains fibromyalgiques sont plus atteints que d’autres. Certains ont une fibromyalgie bien plus sévère que d’autres. Il a donc une certaine inégalité dans la maladie. Par ailleurs, en nombre, les femmes sont plus touchées que les hommes mais ces derniers, moins nombreux, seraient semble-t-il plus impactés par la maladie.

Cela passe aussi par une prise de conscience de sa part des dysfonctionnements qui l’ont conduit à cet état et une identification de leurs causes.

C’est également l’amener à prendre conscience de sesloups intérieurs, de sa fragilité émotionnelle dans l’écheveau complexe de sa personnalité. Le sophronisant fibromyalgique devra apprendre à gérer son émotionnel en se connaissant mieux lui-même. Pour ce faire et acquérir une solidité afin de ne pas être balayé par le vent des émotions, le sophronisant devra être amené à travailler au préalable sur son enracinement, afin de lui assurer un ancrage fort qui lui permettra d’affronter ses fameux loups intérieurs précités. L’immersion dans les profondeurs abyssales du monde des émotions, peut être incontestablement très difficile, particulièrement troublante et extrêmement perturbante ; d’autant plus lorsque que ces émotions se rattachent à des images, des souvenirs, des évènements traumatisants qui l’ont blessé et qui sont restés gravés au plus profond de son être, au fil de son existence. Etre là pour l’aider à nager au milieu de ce flot d’émotions, les affronter, puis s’en libérer, tel est le rôle du sophrologue afin de lui permettre véritablement d’évoluer positivement et de s’épanouir dans sa vie. Mais je n’ai rien à vous apprendre en la matière !

C’est aussi lui faire prendre conscience de son armure de protection, (composée denombreuses cuirasses dont il s’est enveloppé) afin de s’en détacher, pour au final lui faire tomber ou lui apprendre comment bien ou mieux l’utiliser.

C’est également lui faire prendre conscience que cette sensation de « pouvoir faire » qui l’anime n’est pas raisonnable. Il « pourra » toujours, non plus dans l’excès, mais dans la juste mesure, dans le respect de son corps. Il doit apprendre à écouter son corps, c’est essentiel et une des clés de son renouveau.

Une autre des clés est qu’il prenne conscience qu’il est le seul à pouvoir se sauver lui- même, que lui seul pourra gérer au mieux sa problématique. Les différentset souvent professionnels
paramédicaux
thérapies complémentaires qui l’entourent, sont là certes pour tenter de le comprendre et de le soulager, mais aussi pour l’aider à se sauver lui- même et le guider à trouver les bonnes réponses et les solutions adéquates. Il a en lui indéniablement toutes les clés nécessaires à lacompréhension de schéma et de son mode de fonctionnement, de son histoire de vie, de sa gestion de ses émotions ; ainsi queles clés utiles à sa délivrance et, conséquemment, celles à sa renaissance.

A écouter Guy Barnoin, les thérapeutes contribuent à 30% dans la thérapie, 70 % proviennent de l’intention des patients à évoluer pour s’en sortir. Le but d’un thérapeute, « c’est de permettre au patient de sortir sa tête du sac », de la maintenir hors de l’eau, juste à niveau, et plus encore lorsque c’est possible, au- dessus de la mêlée de ses émotions, de ses sentiments, de ses ressentis, de ses peurs, de ses craintes, de ses questionnements..., en veillant bien sûr à ce que la personne  ne soit pas dépendante du thérapeute. Ainsi, dans les techniques proposées au sophronisant fibromyalgique par les sophrologues, il faut bien évidemment une résonnance en lui, mais aussi une appropriation qui puisse lui permettre d’acquérir une autonomie (principe essentiel de base de la sophrologie, comme vous le savez).

Par ailleurs, aider le sophronisant fibromyalgique à aller chercher les clés susmentionnées au plus profond de son être et au plus loin, en s’entourant bien entendu de toutes les garanties, est à la fois utile et indispensable. Travailler ainsi et sur indéniablementles diverses et nombreuses problématiques abordées précédemment, telles que les problématiques liées au mode de fonctionnement de la personne, ainsi que sur celles en lien direct avec les profonds traumatismes émotionnels subis par elle, sont assurément des portes à ouvrir dans la quête d’une thérapie alternative efficiente. Encore faut-il que le sophronisant accepte et veuille s’attaquer aux pans de son mal-être, sources primaires ou secondaires de sa maladie.

Une autre piste à exploiter dans la thérapie alternative proposée à un sophronisant fibromyalgique, réside dans la symbolique du corps. A travers elle, il convient de l’aider à percevoir son corps autrement que dans la douleur, dans la souffrance physique qu’il vit, je le rappelle, quotidiennement.

C’est aussi l’aider à mieux gérer ses douleurs et sa fatigue, en s’attaquant aux racines du mal, notamment le stress, l’anxiété, l’hyperactivité qui ont une répercussion directe et symptomatique sur le corps.

La thérapie sophrologique passe aussi par la tentative de réconciliation du corps et de l’esprit. Plus encore, je dirais que c’est une impérative nécessité de permettre au patient de trouver ou de retrouver une unité corps/esprit. C’est une des clés de son mieux-être. C’est donc incontestablement à mes yeux une priorité absolue.

Aider le sophronisant à s’autonomiser est aussi crucial. Lui donner suffisamment confiance en lui et lui permettre de découvrir ses potentiels et ses ressources intérieures est une démarche impérieuse.

L’écoute bienveillante a également une importance capitale. La verbalisation est essentielle car à travers elle, le sophronisant fibromyalgique peut la percevoir comme une reconnaissance de son état, de sa maladie si souvent décriée, par certains médecins et parfois par leur propre famille, amis et collègue de travail... comme je l’ai déjà signalé.

Un travail en profondeur de valorisation doit être également et absolument entrepris auprès d’un fibromyalgique, emprunt en général à une forte dévalorisation. Ainsi, la neutralisation des sentiments négatifs liés à son image dégradée et à son incapacité à faire face à la maladie (le « pouvoir faire » étant considérablement émaillé et amoindri comme valeur sûre) est souhaitable, même indispensable dans la thérapie sophrologique à entreprendre, puisque l’image véhiculée par ce dernier a toujours étéque l’on pouvait compter sur lui.

Autre piste de travail, tout aussi intéressante, est de lui faire prendre conscience que les valeurs, les principes, les fondamentaux, auxquels il tient tant et qui ont régi toute sa vie, peuvent être assouplis sans pour autant lui demander d’y renoncer. Ils sont trop inscrits en lui pour les rayer d’un trait de plume, au risque de l’angoisser un peu plus. Il lui faudra donc trouver un juste équilibre afin que ceux-ci cessent de l’enfermer dans un cadre trop rigide, qui le mettent dans un inconfort total s’ils ne sont pas respectés, voire le plonger dans un désarroi prégnant s’ils sont bafoués, piétinés des deux pieds par lui-même et par les autres. Les assouplir, ce n’est pas se renier, c’est se donner la chance de pouvoir s‘ouvrir, de vivre sans souffrances liées à leur non- respect.

En parallèle et de concert, il serait intéressant de travailler sur la notion de « droit » et de « devoirs ». En effet, un fibromyalgique peut ne s’accorder que des devoirs et aucun droit, mais concéder et ne reconnaître que des droits aux autres, sans que ceux-ci aient des devoirs envers lui. Et c’est là tout le problème. Il y a là un déséquilibre manifeste. « Tout pour les autres et rien pour soi », rien pour lui, sans doute parce qu’estime-t-il, il se doit aux autres dans un dévouement exacerbé, parce qu’il vit au travers du regard des autres, parce qu’il a besoin d’être aimé, considéré pour se sentir exister. Cette quête effrénée peut être sans fin. C’est pourquoi, il est également intéressant de lui faire acquérir l’estime de soi, l’affirmation de soi, la confiance en soi et l’amour de soi (les quatre piliers essentiels pour se construire et s’épanouir) afin de retrouver un équilibre dans ses rapports avec les autres et surtout avec lui-même.

Face à cette maladie, le sophrologue doit rester humble et bienveillant. En effet, de façon générale, tout ce qui va être dit ou pas dit, tout ce qui va être donné comme conseils, comme avis, comme recommandations, ne « va raisonner sur le patient fybromyalgique que sur l’émotionnel » pour Guy Barnoin. Quelle clairvoyance dans cette analyse car c’est tout à fait vrai. Ainsi et conséquemment, il faut y aller à pas de loup et n’aller que vers ce qui n’est pas trop difficile émotionnellement pour la personne, à digérer et à supporter. Ainsi, j’accorde beaucoup d’importance à la magie des « mots » mais il faut sans cesse veiller à ce que ces « mots » aient une résonnance positive surtout lorsque l’on s’adresse à un sophronisant fybromyalgique, afin qu’il ne transforme pas ces « mots » en « maux ». Veiller à ce que les «mots» ne deviennent pas des « maux », est éminemment essentiel. Prudence donc ! Par ailleurs, outre la nécessaire et utile appréhension positive et compréhension objective de ces « mots », il faut qu’ils aient une résonnance particulière auprès du fibromyalgique, qui l’amènera, compte tenu de sa sensibilité et fragilité émotionnelle, à se poser des questions (les bonnes), à réfléchir sur lui-même, à trouver en lui les ressources nécessaires pour rebondir. Mais encore faut-il qu’il ait cette volonté, cette intentionnalité, cette force intérieure qui le conduise à poser les choses pour seréconcilier avec lui-même et créer ou recréer une « unité corps-esprit ».

J’ai dans ma tête d’autres pistes à explorer que pour l’instant je n’ai pas encore exploitées. Cette maladie est tellement complexe qu’en l’état actuel des connaissances scientifiques et médicales, l’on ne peut donner que des explications empiriques.

Toutefois, ma vivance de la maladie, mon vécu éminemment personnel en tant que patiente atteinte de ce syndrome de vie et mon expérience en la matière, en tant que sophrologue, me conduisent à avoir une approche et un ressenti bien évidemment personnels, emprunts néanmoins de beaucoup de modestie et d’une lucidité qui m’est propre et toute relative (« relative » car imprégnée de ma réalité objective en tant que sophrologue et teintée également d’une certaine subjectivité en tant que malade). Ainsi, n’étant pas forcément celle des autres, ma réalité objective ne peut donc se réduire qu’à ma seule et propre expérience. Je ne détiens pas la VERITE car elle peut être multiple, protéiforme, issue d’un champ infini des possibles, faisant écho à des recherches médicales et scientifiques approfondies, comprenantdes avis éclairés, des interprétations sensées,... qui éclairent de leurs phares cette maladie... Toutefois, la vérité pourrait aussi se cacher derrière des thèses, des antithèses et des synthèses pour le moment et pour le moins alambiquées et controversées car jugées peu lisibles et particulièrement incompréhensibles ; semant ainsi des doutes légitimes quant à la genèse de cette maladie, l’identification et la compréhension de ses causes réelles, vraisemblablement multifactorielles... Dans ce dédale d’explications et de spéculations plus ou moins farfelues ou sérieuses sur cette maladie, l’on peut finir par s’y perdre. C’est le cas du malade qui ne sait plus qui croire et vers qui se tourner dans la compréhension et le soulagement de sa maladie. Le champ de cette vérité étant tellement vaste et comprenant probablement plusieurs vérités, trouverons- nous peut-être les réponses et des solutions à cette maladie dans le cadre d’autres sciences en devenir,comme par exemple les neurosciences...

En tout cas, je suis certaine d’une chose, c’est qu’un sophrologue ne doit pas se contenter d’une seule explication et d’une unique technique exclusivement sophrologique dans l’approche thérapeutique de la fibromyalgie. Il doit s’ouvrir à d’autres thérapies alternatives et faire preuve de beaucoup d’imagination en adaptant ses techniques au cas par cas, car s’il existe un profil de fibromyalgique, chaque personne peut fonctionner et réagir différemment. La formule « On ne peut pas faire du copier-coller» a ici toute sa légitimité. (suite Partie 3)

C’est pourquoi, dans un prochain article, je vous proposerai d’aborder les techniques à utiliser dans le cadre de la prise en charge sophrologique d’une personne atteinte de fibromyalgie avec son cortège d’exemples de séances et/ou d’exercices concrets, issus de ma propre pratique en tant que patiente et que thérapeute.

Quelles techniques ou thérapies utilisées dans la prise en charge d’un sophronisant atteint d’une fibromyalgie ? (Partie 3)

Les outils dont dispose le sophrologue sont divers et nombreux pour une démarche thérapeutique alternative dans la prise en charge d’une personne atteinte d’une fibromyalgie.

A titre introductif, il convient de signaler quelques généralités de base dans l’approche thérapeutique alternative d’un sophronisant atteint d’une fibromyalgie qui pourrait s’exprimer facilement en vous disant « Ne me secouez pas. Je suis plein de larmes » (Henri Calet, écrivain) au sens propre comme au sens figuré.

Un fibromyalgique est en général fatigué et douloureux. C’est pourquoi, le sophrologue se doit d’être avant tout très attentif à sa douleur et à sa fatigue lorsqu’il va commencer une séance. Ainsi, la première question bien spécifique à lui poser est de lui demander des éléments d’information sur son état de santé. « Etes-vous douloureux aujourd’hui » ? Et d’enchainer : « Où avez-vous mal  » ? « Où se situe cette douleur très précisément » ? « Pouvez-vous faire telle ou telle relaxation dynamique » ? « Etes-vous fatigué » ? « Est-ce plutôt une fatigue ou alors un épuisement, voire un anéantissement total » ? « Pouvez-vous vous tenir debout un petit moment » ? « Préférez-vous faire la séance assise ou bien vous allonger » ? En fonction de son état, je lui demande alors s’il préfère plutôt faire une simple séance de sophro-relaxation, axée plus sur la douleur et/ou la fatigue.

Dans ce cas de pathologie, il est impératif selon moi pour le sophrologue d’être vigilant en priorité sur l’état physique de ce type de sophronisant. Pourquoi ? Il ne servirait à rien de commencer le programme prédéfini d’une séance si toute l’attention de cette personne est polarisée sur sa douleur. Il en va de même lorsque que celui-ci est extrêmement fatigué car alors son corps ne lui obéit plus, vidé qu’il est de toute son énergie. Et si ce même patient est en crise +++ (douleur et fatigue excessives), s’ajoute un état mental, psychologique au plus bas.

Selon mon approche toute personnelle, il convient également pour le sophrologue d’aider son patient fibrobromyalgique à passer un cap, en basculant d’un état de conscience à un

autre, abandonner celui de « faire comme avant » à celui maintenant de « faire avec », « faire autrement ». Se dire cela, est déjà une victoire car cette nouvelle façon de penser va conditionner son évolution positivement, sa quête vers un quotidien plus tolérable, confortable et apaisé. C’est aussi marqué le commencement d’une acceptation de son état (apprendre à s’accepter, accepter ce qui se passe en soi), c’est faire la paix avec son passé pour vivre plus sereinement son présent et c’est tracer les contours d’un avenir plus prometteur et lumineux. C’est aussi accepter d’assouplir ses valeurs de vie du passé pour embrasser d’autres valeurs afin de donner un sens à sa nouvelle vie (dans le sillon de sa maladie). C’est aussi apprendre à surmonter la peur de sa maladie, à réagir positivement au rejet des autres (à travers leur regard et leur attitude), à faire face à l’incompréhension de sa maladie, à ne pas se laisser envahir par le flot de ses émotions, à ne pas tomber dans la dépression (refuser son invitation), c’est dire stop, s’affirmer, savoir dire « non », savoir ce que l’on ne veut plus, ce que l’on ne veut pas, ce que l’on veut, qui l’on est et où on veut aller. C’est un long chemin de résilience envers soi-même, à parcourir dans le labyrinthe  de ses émotions, de ses sentiments, de ses pensées, de ses sensations… C’est aider le fibromyalgique finalement à se révéler, à se dévoiler à lui-même (découvrir son monde intérieur), pour éclore à nouveau à la vie.

Lui apprendre à percevoir et à écouter sa « météo intérieure » est également indispensable pour lui permettre de mieux se connaître et dans cette connaissance, de lui donner la possibilité de mettre en place de nouveaux mécanismes, dispositifs de fonctionnement qui le conduiront vers un meilleur état interne physique et mental.

Fonctionner et se positionner différemment par rapport à ses états intérieurs laissent à penser au fibromyalgique qu’il est devenu égoïste ; ce qui l’émeut beaucoup, le plongeant même dans un inconfort psychologique. Or, selon moi, ce n’est pas être égoïste, c’est tout simplement une question de survie. Quant on atteint le bout du bout… dans ce type de maladie chronique, soit on décide de se laisser couler, soit on décide de se battre et de remonter à la surface après avoir touché le fond. Et se centrer, se recentrer prioritairement sur soi-même et non plus sur les autres et vivre, non plus pour eux mais pour soi-même, en rassemblant et en canalisant toute son énergie et ses forces pour pouvoir justement remonter à la surface, ce n’est pas se montrer égoïste mais lutter pour vivre, survivre dans cette bulle de maladie qui vous assaille et vous emprisonne. Le plus important c’est d’en être persuadé soi-même, le regard des autres n’ayant pas ou que très peu d’importance. Vouloir se libérer de cette bulle de maladie qui vous enferme et vous coupe parfois de tous liens social, sociétal, familial et professionnel, alors n’est-ce pas là une action légitime ? Qui ne souhaiterait pas sortir de cet enfermement ? Qui ne voudrait pas se libérer de toute cette souffrance tant physique que psychologique ? Qui ne voudrait finalement pas sourire à la vie et que la vie vous sourit enfin ? Non, ce n’est pas faire preuve d’égoïsme que de vouloir prétendre à lasérénité, au bien-être, au bonheur d’une vie sereine dans son corps et dans son esprit. C’est un droit, je dirais même un devoir que chacun d’entre nous devrait revendiquer et pour lequel légitimement se battre pour le conquérir.

C’est ce à quoi une personne atteinte de fibromyalgie devrait se convaincre. C’est le message que doit tenter de faire passer le sophrologue à un fibromyalgique. Il ne fait de tord à personne en voulant d’abord se faire du bien à lui-même. Penser d’abord à lui, avant de penser aux autres est une des clés de son mieux-être, de sa stabilisation et de sa rémission (car, je le rappelle, selon l’expertise du corps médical, pour beaucoup on ne guérit pas de la fibromyalgie). Gommer sa culpabilité inhérente s’inscrit donc également dans sa prise en charge thérapeutique.

Après avoir évoqué ces quelques points essentiels, cœur de la thérapie, je vais aborder et détailler ma pratique réelle au quotidien.

Pour ma part, dans ce chaos que j’ai eu à connaître, je n’ai eu et je n’ai toujours de cesse de développer mon positivisme, d’évacuer tout négatif et de corriger mes fonctionnements qui un temps m’ont conduite à cet état de chaos. Comme un explorateur, j’ai entrepris grâce à la sophrologie un beau voyage intérieur qui m’a permis de débusquer ces fameux fonctionnements toxiques pour moi, de parfaitement les discerner sans me mentir et de leur tordre le cou. J’ai également assoupli mes fondamentaux (mélanges de valeurs, de croyances, de principes) afin de ne plus en souffrir.

J’ai appris à lâcher prise pour ne plus encombrer mon esprit et à prendre de la distance par rapport aux évènements de la vie et à divorcer de mon anxiété qui longtemps a été ma compagne de tous les jours.

Finalement, j’ai appris à mieux me connaître et j’ai compris que j’étais mon propre ennemi. J’ai alors renversé la vapeur et repris de gouvernail de ma vie ; et pour ce faire, j’ai cicatrisé certaines blessures de mon histoire de vie. J’ai appris à gérer et à maîtriser mes émotions. J’ai fait tomber les couches de mon armure devenues parfaitement inutiles et désormais trop lourdes à porter.  J’ai enfin trouvé confiance, estime et affirmation de moi qui me permettent de dire que j’ai aujourd’hui l’amour de moi. Après être si longtemps restée dans l’obscurité, je suis revenue dans la lumière et qu’est-ce que c’est bon !

Aujourd’hui, je cultive aussi l’auto-bienveillance et la gratitude envers moi-même et m’autorise à avoir des droits et non plus que des devoirs. Je me souris à moi-même et apprécie la vie comme je ne l’ai jamais appréciée ; et ce malgré toujours la maladie. Je peux dire que je suis enfin heureuse. Je prends chaque chose qui m’est donné comme un cadeau à savourer. La pleine conscience s’est invitée en moi et elle est devenue  essentielle à ma vie.

Au-delà de cela, j’ai œuvré pour retrouver mon sommeil et apaiser mes douleurs afin de retrouver un confort de vie, rendant plus supportable le quotidien. L’éveil des sens, la respiration et les visualisations sont devenues désormais parties intégrantes de ma vie. Je respire la vie, je chante la vie et je danse la vie. Je souris à la vie et la vie me sourit. Dans l’acceptation de ma maladie, je me suis ouverte à la vie et j’ai ouvert mon champ des possibles. Aujourd’hui, avec allégresse, je peux dire que tout est possible, que tout est réalisable…

Dans l’acceptation de ma maladie, elle est devenue une compagne de tous les jours dont je m’accommode pour mieux vivre mon quotidien. En même temps, même si je m’en accommode, parce qu’une entente amiable s’est installée, j’en divorcerai dès que l’occasion m’en sera donnée. Je n’ai aucun goût à me complaire dans ma maladie. C’est pourquoi, je me bats tous les jours pour en sortir. Il faut se dire et je le répète que pour une personne atteinte de fibromyalgie, c’est un combat de tous les jours. Ne rien lâcher, avancer toujours comme un brave petit soldat courageux. J’aime à dire « A cœur vaillant, rien d’impossible ». Et « Là où  il y a une volonté, il y a un chemin » (proverbe anglais).

En résumé, si vous deviez prendre en charge une personne atteinte de fibromyalgie, selon son état physique et psychologique, redonnez lui le goût à la vie, l’envie de se battre, d’avancer, de croire que tout est possible, que tout peut changer, que rien n’est fini et que tout commence. Et dans ce commencement, donnez-lui l’espérance (sans pour autant être guéri), qu’il peut sortir du tunnel de la maladie, desa maladie, en apprenant à vivre avec et faire en sorte qu’elle ne dirige plus son quotidien. Ne plus subir et reprendre le gouvernail de sa vie, voilà l’essentiel. (suite Partie 4)

Quelles types de séances proposées dans la prise en charge d’un sophronisant atteint de fibromyalgie ? (Partie 4)

Les séances proposées sont à titre indicatif et ne se cantonnent pas exclusivement à cela. Elles sont nombreuses et variées. En fonction des sophronisants, il convient de les adapter à chacun et donc faire preuve de créativité.

1-   Séances types: dans cette quête d’un mieux-être ou d’un bien-être, voici quelques exemples de séances que j’ai créé et que je me suis appliquée en premier lieu à moi-même

A noter qu’à l’égard de ma personne, j’utilise toujours pratiquement les mêmes protocoles d’ancrage, de respiration et de relaxation dynamique car ils sont désormais inscrits en moi. Je n’ai même plus à appuyer sur un bouton (réflexe, automatisme, auto-conditionnement). En effet, lorsque l’on est hyper douloureux et/ou extrêmement fatigué, autant utiliser ce que l’on maîtrise le mieux, sans plus réfléchir car c’est ce qui est le plus efficace.

Séance : « Chouette, je n’ai plus mal ou moins mal »

(lorsque le corps est douloureux)

Contexte : en période de crises +++ avec des douleurs intenses localisées ou diffuses dans tout le corps, je pratique cet exercice (selon des variantes) afin d’atténuer ou de faire disparaître ces douleurs.   

Contenu : exercices respiratoires, AIS, visualisations, massages, toucher, contractions,tapotements.

Déroulement de la séance :

§  Posture et ancrage (enracinement): debout ou assise, voire allongée(lorsque je n’ai plus de force ou que j’ai tellement mal que je ne peux pas rester assise ou debout).

Dans les cas où je ne peux pas tenir debout, ni même m’asseoir, je m’allonge, puis je me concentre sur tous mes points d’appui au niveau du corps et j’imagine que les pieds du lit sont le prolongement de mes jambes pour effectuer l’enracinement.

  • Respiration :

Je réalise plusieurs respirations profondes (3 à 4 au total) : en expirant d’abord, puis en inspirant (en ayant conscience que le mouvement respiratoire part de mon ventre, pour remonter dans les poumons, les flancs, sous les clavicules, jusqu’à la tête). Ensuite, je suspends mon souffle quelques secondes. Et enfin, j’expire profondément et lentement.

§  AIS : envoi de boules de lumière ou de poussières lumineuses sur les zones douloureuses de mon corps.

J’inspire du positif et j’expire ce positif « guérisseur » sous forme de boules de lumière ou de poussières lumineuses au niveau de l’ensemble de mes points douloureux.

Je réitère cet exercice jusqu’à ce que je sente que la douleur s’atténue ou disparaît. Cet exercice a marché à de nombreuses reprises sur moi.

§  Désophronisation : réactivation du tonus mental, du tonus respiratoire et du tonus musculaire.

Ici et maintenant, je me fais à l’idée que la séance est terminée.

Je fais deux respirations profondes.

J’expire, inspire, suspends mon souffle et expire, deux fois de suite.

Puis, je bouge mes orteils, mes jambes, mes doigts… Je m’étire et je baille.

Enfin, lorsque je me sens prête, j’ouvre les yeux en me remerciant et en portant un nouveau regard sur moi-même, mes capacités et mon environnement.

Sensations ressenties à la fin de la séance (phénodescription) :

Apaisement, sensation de mieux-être corporel et conséquemment apaisement mental.

Note attribuée à cette séance : +++++

 

Variantes :

En plus de l’exercice susmentionné, j’apporte des variantes qui me procurent les mêmes sensations.

§ Variante 1 : massage et visualisation d’une fanfare

Alors que j’étais en ville, j’ai ressenti de violentes douleurs au ventre. Je suis vite rentrée et j’ai pratiqué un certain nombre d’exercices.

J’ai fait de profondes respirations debout, puis allongée en respirant par le ventre respiration abdominale).

J’ai massé alors celui-ci autour du nombril dans le sens des aiguilles d’une montre une quarantaine de fois.

Puis, je me suis envoyé du positif au niveau de mes organes et j’ai visualisé ces derniers en train de discuter entre eux, de plaisanter, de faire des « deals », de chanter, de faire de la musique.

A la fin, j’avais l’impression d’avoir une véritable fanfare dans le ventre avec tout ce que cela implique (joie, bonheur, rigolade…). Ce qui a contribué à me faire oublier mes douleurs, même à les faire disparaître.

              § Variante 2 : massage et tapotements pour me relaxer

Ressentant des douleurs, très tendue, j’ai décidé de me relaxer. Pour ce faire, j’ai massé mes oreilles et leur environnement, j’ai tapoté avec mes poings sur ma tête, sur ma poitrine, mes lombaires et mes sacro-iliaques, puis sur mon bassin, sur mes cuisses et le long de mes jambes.

              § Variante 3 : contraction et toucher

            Ressentant régulièrement des douleurs localisées au niveau de mes membres inférieurs et supérieurs, il m’est arrivé de contracter volontairement ces derniers (3 fois de suite), puis de caresser ma peau au niveau de mes bras, de mes mains et de mes jambes.

§ Variante 4 : massage, visualisation d’une fanfare, tapotements, contraction et toucher

La douleur étant à son summum, il m’est déjà arrivé parfois d’enchaîner ces différentes variantes les unes à la suite des autres ou de faire un mix combinatoire avec certaines d’entre elles, en fonction de mon état, et ce avec succès.

 

Séance : « Je suis énergie, vitalité, sérénité et harmonie »

(redynamisation de mon corps et appel à des ressources intérieures)

Contexte : en période d’intense fatigue, voire d’épuisement et de chaos corps/esprit,  j’ai l’habitude de réaliser une série d’exercices qui s’enchaînent jusqu’à ce que je retrouve énergie, vitalité, sérénité et harmonie. Je puise au plus profond de moi-même le peu qui me reste pour remonter à la surface car, à ce moment précis, c’est pour moi une question de survie. Mon instinct de survie me sauve.

Contenu : relaxation dynamique, exercices respiratoires,AIS,désophronisation.

Déroulement de la séance :

  • Posture et ancrage(enracinement) : debout ou assise, voire allongée (lorsque je n’ai plus de force).

Dans les cas où je ne peux pas tenir debout, ni même m’asseoir, je m’allonge, puis je me concentre sur tous mes points d’appui au niveau du corps et j’imagine que les pieds du lit sont le prolongement de mes jambes pour effectuer l’enracinement.

  • Respiration :

Je réalise plusieurs respirations profondes (3 à 4 au total) : en expirant d’abord, puis en inspirant (en ayant conscience que le mouvement respiratoire part de mon ventre, pour remonter dans les poumons, les flancs, sous les clavicules, jusqu’à la tête). Ensuite, je suspends mon souffle quelques secondes. Et enfin, j’expire profondément et lentement.

Ensuite, j’enchaîne sur un autre exercice respiratoire (respiration solaire et respiration lunaire) :

o      J’expire, d’abord, puis je bouche la narine droite, j’inspire par la narine gauche, je suspendsmon souffle quelques secondes et j’expire par cette dernière.

o      Je refais la même chose mais cette fois en bouchant la narine gauche.

o      Enfin, j’expire d’abord, puis inspire par les deux narines, je suspends mon souffle et j’expire profondément par la bouche.

En principe, je répète chacun des exercices 3 fois de suite. Au final, je ressens à chaque fois une profonde détente et un équilibre salutaire.

  • Relaxation dynamique :

o      Debout ou assise : exercice de l’éventail (réaliser 3 fois) par lequel je me charge de positif.

Cet exercice est assez confortable pour moi car il me demande peu d’efforts physiques et surtout parce qu’il est peu douloureux dans son exécution (à défaut, je le visualise en train de le faire).

o      Debout, assise ou allongée (selon mon état) : exercice de contraction (réalisé 3 fois).

Je contracte tout mon corps et, en particulier mes jambes de façon intense sur l’inspiration.

Je suspends  mon souffle 4 à 5 secondes et je relâche.

Je recommence l’exercice 3 fois.

  • AIS : j’appelle plusieurs ressources

Pour ce faire, je refais un retour dans le passé où je vais puiser une situation, une image à laquelle j’associe une ressource spécifique.

Ainsi, je fais appel en particulier à 4 souvenirs, qui ont toujours été les mêmes depuis que je fais cet exercice.

1-   Je visualise un premier paysage, en l’occurrence le « Lion de Roccapina » (en corse) qui symbolise pour moi la force, l’énergie.

2-   Je me visualise à un concert de Yannick Noah en train de chanter, de bouger qui symbolise pour moi la vitalité ; 

3-   Je me visualise à Bonifacio, en haut d’une falaise, à proximité de l’ancien fort, qui symbolise pour moi l’éveil des sens.

4-   Je me visualise au sommet de la tour génoise des Sanguinaires (près d’Ajaccio) qui symbolise pour moi l’énergie retrouvée, la sérénité attendue et l’harmonie suprême.

     Ce dernier souvenir est la synthèse des trois précédents. En effet, je m’étais fixé le but de remonter un jour au sommet de cette tour, en gravissant d’abord pour l’atteindre, une colline. En septembre 2011, après le stage de sophrologie, j’ai réussi mon pari. En prenant mon temps, en respectant mon corps, j’ai atteint mon objectif. Et là, arrivée au sommet, j’avais en moi, une grande force, une énergie invraisemblable, une vitalité insoupçonnable et tous mes sens étaient en éveil. Au final, j’ai éprouvé une grande puissance, une profonde sérénité et une réelle harmonie.

  • Désophronisation : réactivation du tonus mental, du tonus respiratoire et du tonus musculaire.

Ici et maintenant, je me fais à l’idée que la séance est terminée.

             Je fais deux respirations profondes.

J’expire, inspire, suspends mon souffle et expire, deux fois de suite.

Puis, je bouge mes orteils, mes jambes, mes doigts… Je m’étire et je baille.

Enfin, lorsque je me sens prête, j’ouvre les yeux en me remerciant et en portant un nouveau regard sur moi-même, mes capacités et mon environnement.

 

Sensations ressenties à la fin de la séance (phénodescription) :

Sensation de bien-être, de force, de sérénité et d’harmonie.

Je retrouve l’unité corps/esprit. J’ai l’impression de ne faire qu’un avec l’univers.

Je suis remplie d’énergie et de vitalité. J’ai la sensation que je pourrai déplacer des montagnes.

Je reprends vie.

 

Note attribuée à cette séance : +++++

 

Séance : « Mon corps est léger, je plane et je flotte »

(Oiseau qui plane, feuille ou sac en plastique qui flotte au vent)

Contexte : en période de tension musculaire, de crispation, de sensation d’enserrement que tout mon corps est pris dans un étau ou de sensation extrêmement désagréable que mon corps est écartelé…, j’effectue cette séance lorsque j’ai besoin de me détendre, de me sentir plus légère et de m’évader.

Contenu : relaxation dynamique si je peux le faire, exercices respiratoires, AIS, désophronisation.

Déroulement de la séance :

§  Posture et ancrage (enracinement) : debout, assise ou voire allongée (lorsque je n’ai plus de force).

Dans les cas où je ne peux pas tenir debout, ni même m’asseoir, je m’allonge, puis je me concentre sur tous mes points d’appui au niveau du corps et j’imagine que les pieds du lit sont le prolongement de mes jambes pour effectuer l’enracinement.

  • Relaxation dynamique (selon mon état) :

Debout ou assise : exercice de l’éventail (réaliser 3 fois) par lequel je me charge de positif.

Cet exercice est assez confortable pour moi car il me demande peu d’efforts physiques et surtout parce qu’il est peu douloureux dans son exécution.

Debout, assise ou allongée (selon mon état) : exercice de contraction (réalisé 3 fois).

Je contracte tout mon corps et, en particulier mes jambes de façon intense sur l’inspiration.

Je suspends  mon souffle 4 à 5 secondes et je relâche.

Je recommence l’exercice 3 fois.

  • Respiration :

Je réalise plusieurs respirations profondes (3 à 4 au total) : en expirant d’abord, puis en inspirant (en ayant conscience que le mouvement respiratoire part de mon ventre, pour remonter dans les poumons, les flancs, sous les clavicules, jusqu’à la tête). Ensuite, je suspends mon souffle quelques secondes. Et enfin, j’expire profondément et lentement.

Ensuite éventuellement, j’enchaîne en fonction de mon état sur un autre exercice respiratoire (respiration solaire et respiration lunaire) :

o  J’expire d’abord, puis je bouche la narine droite, inspire par la narine gauche, suspends mon souffle quelques secondes, et expire par cette dernière.

o  Je refais la même chose mais cette fois en bouchant la narine gauche.

o  Enfin, j’expire d’abord, puis j’inspire par les deux narines, suspends mon souffle et expire profondément par la bouche.

En principe, je répète chacun des exercices 3 fois de suite. Au final, je ressens à chaque fois une profonde détente.

  • AIS : je m’imagine en train de voler comme un oiseau ou de flotter au vent comme une feuille ou un sac en plastique

Pour ce faire, je visualise un oiseau en train de planer dans le ciel et petit à petit, je fais corps avec lui, pour devenir lui et planer comme lui.

Je peux faire également cet exercice en visualisant une feuille ou un sac en plastique emporté par le vent et qui flotte ; et petit à petit par le même processus, je m’identifie à cette feuille ou à ce sac en plastic, et je flotte, virevolte.

Variante : je fais exactement la même chose lorsque je suis cette fois-ci dehors, à l’extérieur dans un lieu où je peux voir réellement un oiseau voler dans le ciel ou une feuille flotter au vent. Et là, automatiquement, comme si j’étais déjà conditionnée, lorsque j’aperçois un oiseau virevoltant dans le ciel ou une feuille qui tournoie au vent,je laisse vagabonder mon imagination pour ressentir cette sensation de légèreté dans mon corps.

  • Désophronisation : réactivation du tonus mental, du tonus respiratoire et du tonus musculaire.

Ici et maintenant, je me fais à l’idée que la séance est terminée.

Je fais deux respirations profondes.

J’expire, inspire, suspends mon souffle et expire, deux fois de suite.

Puis, je bouge mes orteils, mes jambes, mes doigts… Je m’étire et je baille.

Enfin, lorsque je me sens prête, j’ouvre les yeux en me remerciant et en portant un nouveau regard sur moi-même, mes capacités et mon environnement..

Sensations ressenties à la fin de la séance (phénodescription) :

Sensation agréable de bien-être au travers de cette légèreté ressentie.

Sensation aussi de liberté et d’harmonie avec la nature. 

Je ne suis plus crispée ou beaucoup moins.

Note attribuée à cette séance : +++++

 

2-   Au-delà de ces séances, vous pouvez également utiliser les Activations Intra Sophroniques (A.I.S.) suivantes 

Je ne peux refermer cette partie de mon témoignage de ma pratique sophrologique sans évoquer les exercices que j’ai pu réaliser en séances de groupe au cours des différents différents stages de la formation de Thierry Loussouarn.

Si tous m’ont apporté quelque chose, je ne ferai mention que de ceux pour lesquels j’ai une affection particulière car ils ont été en moi un détonateur mais dans le bon sens du terme. En effet, ces exercices ont été un profond révélateur car ils ont suscité en moi une prise de conscience indicible et produit des phénomènes particuliers que j’ai accueillis positivement avec beaucoup d’enthousiasme. Grâce à ces Activations Intra Sophroniques, je suis passée de l’ombre à la lumière. Ainsi, je vous invite à proposer à vos sophronisants atteints d’une fibromyalgie, les AIS suivantes en sachant bien évidemment que chacun réagit différemment, que chacun a sa propre histoire de vie et que l’on ne peut pas faire du « copier-coller » d’une personne à une autre (mais cela vous le savez déjà). Il convient dès lors de prendre ces propositions d’AIS comme des pistes de travail à aller explorer.

  • AIS sur la confiance en soi
  • AIS des 5 sens
  • AIS de la Sophro Présence Immédiate
  • AIS sur le sourire
  • AIS de Sophro-Mnésie Senso-Perceptive
  • AIS des trois tiers de vie
  • AIS de la Sophro-Intégration Mnésique
  • AIS du changement d’histoire de vie
  • AIS existentielle (personnes, objets et projets)
  • AIS des trois essences de la conscience
  • AIS de l’imagerie mentale /sport
  • AIS de la fontaine de jouvence
  • AIS des 4 invités
  • AIS de l’enfant intérieur
  • AIS sur la persona

 

3- Enfin, j’ouvrirai une petite parenthèse sur l’importance d’utiliser la respiration, la marche consciente et la pleine conscience grâce auxquelles notamment le temps suspend son vol.

Nous ramenant à l’essentiel et à la perception, elles ouvrent à une meilleure connaissance de soi et à (re)trouver l’unité corps-esprit, chère à la sophrologie. Essentielles et indispensables pour retrouver un mieux-être, voire un bien-être en apportant équilibre, sérénité, paix intérieure et harmonie, elles contribuent aussi à se régénérer et à s’énergiser.

A travers mon propre vécu de malade, ma propre expérience de sophrologue, il m’apparaît que la respiration, la marche consciente et la pleine conscience sont incontournables dans la démarche thérapeutique entreprise auprès d’une personne atteinte d’une fibromyalgie. Je ne peux qu’encourager les thérapeutes à les utiliser.

En conclusion : 

A l’occasion de toutes ces séances susmentionnées et des différentes techniques citées, j’ai éprouvé une explosion forte d’émotions, de sensations, de sentiments, de saveurs, de senteurs, de couleurs, de sons, d’images, de touchers… qui, comme un arc-en-ciel ont illuminé mon cœur, mon âme et mon esprit ; et donc, conséquemment, tout mon Etre.  Grâce à elles, j’ai retrouvé un mieux-être, voire un bien-être. 

Merci la Sophrologie.